C’est un cercle magique, représenté depuis le moyen âge. Une adaptation du macrocosme au microcosme. Formé de cinq  secteurs, on y trouve traditionnellement des fleurs, des croix, des roues. Le mouvement circulaire crée autour du centre unifie les opposés.

Le mandala permet la circulation du regard protégée par le cercle. Il nous met à l’abri du grouillement confus du monde, là d’où surgit l’imprévu. La concentration se fait par la fixation d’une succession de zones, de sphères que l’on traverse. Il nous guide en éveillant notre conscience libératrice et doit assumer un nombre infini d’aspects car il doit s’appliquer à chaque individu et peut donc être infini.

Je propose ici une actualisation de cette  iconographie. En utilisant des motifs qui peuvent être perçus dans notre quotidien j’ôte l’aspect sectaire, religieux de l’affaire. Plus besoin d’être initié pour avoir les clefs de l’image. Je travaille avec les éléments  l’eau, l’air, avec les matières la pierre, les végétaux, le bois, avec les animaux coqs, poissons avec des objets avions, statue. L’aspect ordonné et rangé  mettent en valeur la structure générale et font oublier l’élément du départ, car ce dernier est recomposé, multiplié et perd donc sa lecture faisant place aux sensations de texture sec, humide épais, transparent, souple, rigide etc.… Le regard peut ainsi déambuler à loisir dans les méandres proposés.

 Des motifs ancestraux  aux plus actuels, du dessin éphémère au tirage photo, du grain de sable au pixel voici quelques images à méditer.